1977, Michèle Causse e Maryvonne Lapouge – Ecrits, voix d’Italie: Alice Ceresa


Michèle Causse e Maryvonne Lapouge, 1977. «Alice Ceresa», in Ecrits, voix d’Italie, Paris: Éditions des femmes, pp. 68-94.


Traduzione di “Nick_o_Teena” per LesWiki.
Ecrits, voix d’Italie – Indice e note

 

 


 

Alice Ceresa 

E’ nata a Basilea nel 1923. Di lingua e di cultura tedesche, è con un racconto scritto in italiano “Gli altri”che a venti anni ottiene il premio Schiller. Giornalista per molti anni in Svizzera, Alice Ceresa si stabilisce a Roma nel 1950. Collabora a molte riviste e, nel 1967, pubblica La figlia prodiga [tradotta e pubblicata anche in francese nel 1975] che vince il premio Viareggio. Lavora attualmente al secondo volume di questo libro[1]. Contemporaneamente, scrive un’opera di “distrazione”[2], il Piccolo dizionario della diseguaglianza femminile, di cui pubblichiamo alcuni estratti.

Fortemente segnate dalla cultura tedesca, le ricerche letterarie e linguistiche di Alice Ceresa non possono non evocare quelle di Helmut Heissenbuttel. Ad eccezione del fatto che la sua problematica è una e costante: la specificità della condizione femminile.

La figlia prodiga costituisce una testimonianza fondamentale sia per l’approccio ad una problematica “universale” sia per la comprensione della genesi letteraria. Va da sé che lo sforzo [fine p. 69] di lettura richiesto da questo lavoro (sforzo voluto dall’autrice) scoraggia ogni sguardo superficiale. Alice Ceresa parla così come scrive: non utilizza mai la linea retta. Lo stile diretto le è estraneo. E certamente il percorso più lungo per arrivare ad un punto le sembra quello più arricchente. Calma, grave, dotata d’umore nero, procede ponendo una serie d’interrogativi fondamentali che si aprono su altri interrogativi ancora più fondamentali. Se l’aggettivo “profondo” ha ancora un senso, è alla qualità della sua ricerca che si può applicare. Aggiungiamo che Alice Ceresa vive la “letteratura” come altri vivono la religione. Per lei tutto fa letteratura e della letteratura fa il suo tutto. [fine p. 70]

 


Il Piccolo dizionario dell’ineguaglianza femminile è stato pubblicato solo nel 2007, postumo, a cura di Tatiana Crivelli per la nottetempo edizioni, Roma. Ad esso rimandiamo, lasciando le quattro voci in francese, con l’avvertenza che si tratta di una versione leggermente diversa da quella poi scelta per la stampa in italiano, come risulta dalle note filologiche, online sul sito della casa editrice 

 

Petit dictionnaire de l’inégalité féminine, pp. 71-77

Ame
Selon le dictionnaire courant, principe immatériel de la vie chez les êtres vivants ; alors que, toujours selon le dictionnaire courant, la vie serait la force active propre aux animaux et végétaux en vertu de laquelle ils sont non seulement en mesure d’évoluer, de se nourrir, etc., mais aussi de se reproduire.

Entre l’âme et la vie existe donc un rapport de dépendance qui, toutefois, ne se révèle pas indispensable à la vie, pas plus animale que végétale ou autre, puisque l’Ame ne loge exclusivement que dans l’espèce humaine, sous-espèce de la famille des mammifères. Cependant, tous les mammifères ne disposent pas d’une âme, non plus que les autres vertébrés, les invertébrés, les insectes, les microorganismes, les végétaux, etc. Un chien, quoique mû par le principe actif de la vie, ne dispose pas d âme; n’en disposent pas non plus un ver, une amibe, une plante. L’âme est donc un organisme invisible, inodore, insonore, impalpable, insipide et raciste. [fine p. 71]

Elle est néanmoins étudiée par des disciplines idoines et administrée par des institutions appropriées comme les philosophies et les psychologies d’une part, les églises et les asiles de fou d’autre part, pour ne citer que les plus connues. Par extension, elle participe à toutes les activités humaines, de la reproduction à la guerre et de la politique aux tribunaux en passant par toutes les fonctions sociales.

L’âme, étant immatérielle, ne peut pas mordre.

Avortement (libéralisation de l’)
Concerne la praxis particulière de la reproductivité des mammifères. Laquelle, nul ne l’ignore, dépend de la copulation de deux organismes biologiques différents, l’un féminin et l’autre masculin, ou du moins ainsi qualifiés. Quelles que soient les modalités de cette copulation, chez le mammifère l’embryon se développe intra-utérinement, à savoir à l’intérieur de l’organisme physiologique féminin, qui en détient donc la propriété effective. L’interruption du développement de l’embryon est définie justement Avor­tement.

De nombreux mammifères disposent d’un système naturel de contrôle des naissances ; en effet, la réceptivité de l’organisme physiologique féminin advient cycliquement, à intervalles notablement espacés, et l’organisme biologique féminin n’exerce une attraction sur le partenaire de la copulation que durant la période de réceptivité. Chez les mammifères humains il n’existe aucun contrôle naturel des [fine p. 72] naissances; attraction et réceptivité se produisent sans discrimination aucune, autrement dit en tout temps et en tout lieu. Ceci explique pourquoi on a dû recourir à une réglementation artificielle de la reproductivité humaine afin que toute copulation n’entraîne pas la reproduction et ne provoque, entre autres, une surpopulation de l’espèce échappant à tout contrôle. La réglementation de la faculté de reproduction revêt nécessairement un caractère administratif et il semble correct qu’elle s’exerce sur le fournisseur effectif, autrement dit l’organisme biologique féminin, de même il apparaît naturel que cette réglementation vise l’organisme féminin pour ce qui est, en amont, la permissivité de la copulation et, en aval, l’Avortement.

Ainsi, en ne s’appliquant qu’à un seul des deux contractants et en privilégiant l’un plutôt que l’autre, la réglementation n’a fait qu’attribuer une majeure importance au détenteur ou confectionneur effectif du produit en éliminant plus ou moins l’autre concurrent, en l’occurrence simple auxiliaire, et elle s’en est tenue, pour cette pratique discriminante, aux lois naturelles réelles qui règlent le processus de reproduction.

Que réglementation et administration aient été, contrairement à la logique de la production, prises en main par le contractant auxiliaire, fait actuellement l’objet d’une contestation syndicale soulevée par le contractant propriétaire, contestation connue sous l’appellation timorée et quelque peu impropre de “libéralisation de l’Avortement”. [fine p. 73]

Masculin
C’est un genre grammatical qui commande noms, substantifs, pronoms, articles, participes, adjectifs afin de les distinguer du genre féminin. Quand un nom ou substantif est masculin, masculins seront les pronoms, les participes, les articles, les adjectifs qui s’y rapportent ; quand deux noms ou substantifs se suivent, l’un masculin et l’autre féminin, les pronoms, participes, articles, adjectifs ne seront pas au hasard masculins et féminins, mais tous exclusivement masculins, au pluriel naturellement. Seuls deux noms ou substantifs féminins, en l’absence totale du masculin, auront le droit de posséder pronoms, participes, articles, adjectifs féminins pluriel et, bien entendu, la conjugaison féminine est autorisée également au singulier féminin, pour le distinguer du masculin.

Il s’ensuit que le genre grammatical masculin a, lorsqu’il accompagne le genre féminin, l’absolue prééminence et qu’il régit tous les participes, articles, adjectifs, pronoms, et absorbe le nom ou substantif féminin en s’appropriant évidemment tout pronom, participe, article et adjectif qui s’aventurerait en ses parages. Quand le féminin concourt avec le masculin la règle veut que les pronoms, participes, articles, adjectifs se mettent au masculin ; le féminin ne pourra jouir de son autonomie verbale, pronominale et ainsi de suite que dans la solitude ou dans une combinaison strictement féminine. Il est donc grammaticalement correct que dans le couple masculin-féminin la règle de tout mouvement, action ou possession non nécessairement [fine p. 74] communs mais mis en commun, ne serait-ce que grammaticalement, appartienne de droit et toujours au genre masculin. Et il en va de même pour un accouplement avec progéniture (qui, divisée comme elle l’est en masculin et féminin, est elle aussi soumise à la même loi) et pour toute pluralité de sujets, aussi nombreux soient-ils, comme par exemple les populations et les sociétés.

Quiconque ne possède pas bien sa grammaire ou la transgresse, ne fera donc que commettre des erreurs, de quelque nature que soit la combinaison syntaxique (orale, écrite ou exercée dans la pratique) et il ne pourra qu’être recalé aux examens ou relégué parmi les ignorants et les pauvres d’esprit.

Mode féminine
La mode féminine est par définition celle de l’habillement féminin, lors même qu’elle serait très rarement créée par les femmes. C’est pourquoi est féminine la mode qui habille les femmes indépendamment du fait que l’homme est le couturier. Les femmes ne choisissent donc robes et parures que dans une gamme finie de propositions masculines variant avec les époques (pour des raisons de politique industrielle), selon l’évolution et l’involution des mœurs. Celles-ci n’arrivent sur le marché de l’habillement qu’avec l’approbation masculine, d’une part en effet parce que les hautes sphères de la mode sont entre les mains de l’homme et, d’autre part, parce que les us et coutumes sont sujets à [fine p. 75] des règles sociales soigneusement contrôlées par l’administration morale masculine. Ce phénomène est parfaitement normal dans une société patriarcale où l’habillement et la parure ont eu, de tout temps, le rôle de souligner et d’accompagner les différents rôles sociaux des deux sexes, à la seule exception paléo-sociale, cependant, de la feuille de vigne d’Adam et Eve.

Ce ne sont pas seulement des raisons morales et sociales qui ont dicté les canons de la mode féminine mais également le postulat tenace que les hommes étaient beaucoup plus sensibles que les femmes aux rigueurs du climat, aux coercitions et castrations organiques de toutes sortes. A bien considérer la mode féminine, en effet, il apparaît que les femmes ont toujours été dotées d’une rare résistance physique et d’une totale indifférence aux températures extérieures, aux mauvais traitements et aux mutilations. Elles ont révélé des tempéraments et des constitutions exceptionnels par rapport à la gracilité et à la délicatesse masculines : encore qu’une différence physiologique de ce genre entre les sexes n’ait, jusqu’à ce jour, fait l’objet d’aucune confirmation scientifique. Laçages, étranglements, bandages organiques, expositions des épaules, des seins et, récemment, des jambes et des cuisses à plusieurs degrés en dessous de zéro, déambulations acrobatiques sur des chaussures meurtrières et autres sévices en tous genres ont toujours été acceptés de bon gré par les femmes… du moins avant le mariage, afin de ne pas décevoir les expectatives masculines en général et en particulier, quitte à déclarer forfait en cas de subites malformations ou déformations post­ [fine p. 76] matrimoniales, voire en cas de morts prématurées. On peut présumer que ces mesures répondent au désir secret des hommes de déclencher impunément et sans se faire remarquer une extermination certaine sous forme de stillicide du genre féminin ou, en tout cas, au désir de hâter la mise hors service et l’usure des sujets féminins. Ce soupçon de haine immanente contenue dans les frivoles commandements de la mode trouve une confirmation ultérieure dans le fait que la création de la mode est généralement confiée aux pédérastes. Leur insensibilité aux charmes érotiques féminins, voire leur aversion, étant garanties, ils sont, plus que toute autre catégorie masculine et en vertu d’une naturelle prédisposition, en mesure de projeter et de perpétrer de sang-froid le meurtre des femmes. Lors que celui-ci serait rendu difficile ou impossible en raison d’une immunisation génétique désormais transmise de mère en fille, du moins se flatteraient-ils de mener à bien la caricature et le saccage grotesque des femmes. [fine p. 77] 

 



[Intervista ad] Alice Ceresa, pp. 78-94

–       Il tuo libro “La figlia prodiga”  è la prima parte di un trittico. Che ne è degli altri due?
–       In questo momento sto scrivendo il “monologo” della figlia prodiga. Ciò vuol dire che non è più il suo personaggio sociale che m’interessa, ma la sua “umanità”. Adesso mi importa soprattutto mostrare la parte del suo essere che è stata maltrattata, malmenata, in altre parole tutte le sue possibilità umane, la sua sensitività[3] umana.

–       La società nella quale si trova inserita, volente o nolente, la figlia prodiga, sarebbe responsabile d’una mutilazione ontologica… la più grave che possa esistere?
–       Certamente. Ma questo vale per chiunque, uomini o donne.

–       A ciò va aggiunto che gli uomini sono all’origine del sociale…
–       Sì, e penso che la sensitività di cui stiamo parlando sia puramente femminile. D’altronde, non saprebbe come essere altrimenti. E nessun gesto maschile, nessuna espressione già esistente potrebbe venire fuori da questo tipo di sensitività. [fine p.78]

–       Non si ritrova in niente, non può identificarsi in nulla?
–       Purtroppo no. Non incontra nulla che le assomiglia, che possa riconoscere come suo, nulla che corrisponda ad una potenzialità autentica in lei, no, nulla mai. Per lei tutto è un cumulo di difficoltà, limitazioni, rinvii, strappi, tutto è mortale.

–       Questa condizione femminile paradigmatica sarebbe quella di tutte le donne, comprese quelle che non lo sanno?
–       Ovviamente. Questo non è un caso particolare. Il mio personaggio è come tutte le donne. E la condizione umana femminile subisce sicuramente questo danno. Che lo sappia o no. Infatti nel monologo… ed è per questo che è stato tanto doloroso scriverlo… quella che parla non sa niente: sopporta e subisce una situazione che le sfugge, che non riesce a spiegarsi, che non può riportare ad eventi o fatti. Crede che si tratti di un processo cancrenoso dentro di lei contro il quale non può nulla.

–       Come si può scrivere un monologo dove l’autore sa ciò che la protagonista narrante  ignora?
–       E’ qui che interviene la famosa finzione letteraria (ride) che mi ha sempre affascinato. In realtà questo monologo è un lavoro di vivisezione. E’ la ricostruzione di ciò che è vissuto nell’ignoranza. Nella realtà, le cose non si potrebbero vivere se si sapessero in anticipo, oppure, sapendole, si interverrebbe per modificarle. Ecco, io m’ interesso a questa parte dell’individuo che non può mai intervenire, che subisce, tutto qui. [fine p.79]

–       Perché, per te, la conoscenza comporterebbe immediatamente l’intervento?
–       Sì, obbligatoriamente. Almeno sul piano della vita.

–       Il femminismo sicuramente è uno di questi interventi sulla realtà nato da una consapevolezza o presa di coscienza
–       Sì, certamente. Ma il mio personaggio precede questa fase. Si situa prima. Se fosse arrivata alla totale consapevolezza, non avrei più ragione di scrivere… Non mi resterebbe che agire. La letteratura non mi sarebbe di nessun aiuto. Quello che m’interessa soprattutto è la situazione d’immobilità e di lenta nascita della consapevolezza… Mi interessa scientificamente… Ma per studiare questa genesi mi occorre procedere su qualcuno che vi si presta. Immobile. Quello che è successo a questa persona, lo dico subito, non m’interessa per niente. Non più degli eventi autobiografici di un’altra persona.

–       Quella che t’interessa è la cosa diventata?
–       Sì, la cosa diventata. La figlia diventata prodiga. E io cerco di vedere perché è diventata così e in che modo ciò si è prodotto.

–       Il risultato ti lascia indifferente?
–       Sì, perché tutto è intercambiabile. Conta solo il come. Ed anche la natura dei danni. Perché la persona è lì.

–       Ma quello che succede ad una persona è determinante.
–       Certamente. Può anche farla morire.

–       Ma tu non vuoi saperlo?
–       No, poiché le cose che influiscono sulle persone… e quando dico persone naturalmente sto parlando [fine p.80] delle donne, non ne conosco altre – aggiungo che se fossi un uomo a me non verrebbe in mente di scrivere Madame Bovary né di mettere in scena un personaggio femminile, perché io personalmente mi guardo bene dal trattare un protagonista maschile – dunque, queste cose non hanno importanza se non nella misura in cui hanno un effetto su qualcuno. M’interessa solo ciò che l’individuo ne trae.

–       Gli avvenimenti, insomma, sono soltanto pretesto?
–       Sì, perché in qualunque caso sono in numero finito. Sono sempre le stesse cose quelle che avvengono nella vita. Si potrebbe farne un elenco.

–       Cambia soltanto la sostanza sulla quale queste cose agiranno?
–       Sì, io non studio altro che la sostanza, per usare il tuo termine. E’ curioso, io dico piuttosto materia. E in questo caso il sociale è solo uno degli aspetti…

–       Il sociale è l’emanazione d’una sostanza maschile. Ma la Chiesa, il Parlamento, l’Esercito, mi appaiono come altrettante emanazioni della sostanza maschile.
–       Sì, certamente, su questo non c’è dubbio.

–       Perciò la loro sostanza si inscrive da qualche parte nel mondo; al contrario della nostra, che non ha un suo posto.
–       No. Da nessuna parte.

–       Non credi che anche le sostanze siano in numero limitato, benché ogni essere sia unico?
–       Si

–       E comprendere l’origine dei danni per una, vuol dire capirlo per tutte? [fine p.81]
–       Sì. Sono convinta che più grande è la vulnerabilità, più grandi sono i danni. Il fattore determinante è la vulnerabilità della sostanza… Un individuo, in questo mondo, può ricevere soltanto danni (ride). Questa parte vulnerabile dell’essere non dovrebbe essere così importante, dovrebbe avercene un’altra, ma secondo me è quella che prevale. Ecco quindi perché l’essere si difende e si organizza continuamente. Tutti quelli che esteriormente agiscono con questa frenesia, con questo spirito sistematico, lo fanno per sfuggire alla loro sensitività, per non dovere accusare i colpi, per allontanarli, tenerli a distanza.

–       Non si producono mai eventi positivi, secondo te?
–       Esiste una possibilità di ricevere positivamente le cose. Ciascuno, penso, è un meccanismo meraviglioso, portato alla felicità.

–       ?
–       Ma non può.

–       Questa impossibilità è reversibile?
–       Sì, credo di sì

II

–       L’assurdità è che non ci si siano mai poste le questioni fondamentali sull’essere umano. La ricerca che sto facendo adesso è squisitamente femminile. Per il semplice fatto che nessuno, fino ad ora, si è occupato del funzionamento [fine p. 82] dell’essere umano né di ciò che avviene in lui. Che cosa fa la filosofia? Passa à côté [in francese nell’intervista]. Si occupa di un’altra cosa. Neppure la scienza ci è d’aiuto.

–       Potrebbe?
–       Quando si saprà utilizzare la cibernetica, la biochimica. Ma c’è in noi un funzionamento che come tale non ha mai interessato nessuno. Esistono numerose scienze ma nessuna domanda (o piuttosto sì, la domanda esiste); diciamo che su questo funzionamento non c’è nessuna ricerca. Apparentemente, all’uomo non viene in mente di occuparsi di questo problema.

–       Perché?
–       Non voglio usare la parola sensibilità, dirò dunque che è così perché la loro sensitività è diversa. Un uomo non sa ascoltarsi. Anche Kafka, quando si ascolta, è ipocondriaco. Cade sempre su un organo, su un funzionamento fisico. Ma ne esiste un altro. Non uso il termine “anima” poiché non ci credo.

–       Bisogna trovare una parola.
–       Sì, è strano che non sia stata ancora inventata. Tutto quello che hanno trovato è anima. Se nel dizionario cerchi la parola “Anima”, trovi: “principio vitale”. Cerchi sotto: “Vita”, e trovi “ciò che è animato da questo principio”. Ecco (ride). E dato che la ricerca che faccio non è stata ancora catalogata, non fa parte di nessuna disciplina… [fine p.83]

–       Troppo difficile, sconfortante…
–       Sì, e forse anche impossibile allo stato attuale delle conoscenze, con i mezzi e gli strumenti di cui disponiamo. Le discipline che conosciamo, infatti, hanno sempre definito prima quello che volevano studiare, poi sono state istituzionalizzate. In questo caso, immagino che la dimenticanza di cui soffre questo settore particolare non derivi dalla difficoltà della ricerca, perché tutto è difficile (qualsiasi scienza lo è), ma dall’incapacità di porsi il problema. Dunque, se gli uomini hanno dimenticato di far(si) questa domanda è perché per loro non era essenziale. Può anche essere che ci sia una sola via per affrontare questo problema, quella dell’arte. L’importante è porsi la domanda. Sapere quello che si vuole sapere. E bisogna ovviamente procedere per intuizione, formulando un’ipotesi. L’individuo maschile non si è mai interrogato sul funzionamento della vita interiore, se così vogliamo chiamarla. Psicologia e psicanalisi sono una cosa diversa: danno per scontato la presenza dell’anima, che chiamano psiche, e se ne occupano per conto della società, che considera molto importante sapere se sei malato oppure sano. In altre parole, quelli che interessano sono i tuoi movimenti esteriori. Ciò che dalla nascita alla morte costruisci all’interno di te stessa gli è perfettamente indifferente. Anche l’artista, almeno finora, non si è fatto la domanda in modo diretto. Ma almeno sa che esiste questo elemento per il quale non abbiamo la parola. E se gli uomini non hanno cercato [fine p.84] di rispondere a questa domanda è sicuramente perché non provano il disagio che sentiamo noi. Tutto considerato, infatti, se si ammette che la bisessualità sia propria di ogni individuo, si deve riconoscere che è la parte maschile dell’essere quella che interviene nel mondo, quella che fa, agisce e si esplicita in azioni esterne. La parte maschile è quella che, anche nelle donne, controlla le azioni dirette verso l’esterno.

–       E’ il wei dei cinesi opposto al nei (interno).
–       Esatto. La parte femminile dell’individuo, invece, pensa e agisce introspettivamente. Questa parte non dà testimonianza di sé, non è inscritta da nessuna parte, non erige monumenti, non conquista paesi. Non è dunque né scritta né codificata, tuttavia è sempre esistita. Dall’alba dei tempi ognuno si domanda: “Chi sono?” “Qual è lo scopo della mia vita?” Per tutta risposta, gli uomini hanno trovato soltanto la filosofia. In altre parole, il pensiero fine a se stesso. E la religione, in modo che non si pensi più! Poi c’è l’artista, che scava dentro di sé, ma crea fuori di sé; la sua creazione non riguarda questo specifico elemento. La parte maschile di ogni individuo non s’interessa all’argomento. Quanto alla parte femminile, ebbene, si accontenta di viverla. Lo si vede nella donna, molto più attenta a ciò che avviene al suo interno…

–       Se però si vogliono conservare queste distinzioni tra il maschile ed il femminile.
–       Conserviamole. E’ una convenzione come [fine p.85] un’altra. Che non ci costringe inevitabilmente a parlare di dualità o complementarità. La complementarità è un’idea di comodo, è un ragionamento viziato, intenzionale, orientato… Io, personalmente, la complementarità non l’ho mai capita e non l’ho mai espressa o praticata nella vita. Ma se così tante persone credono o vogliono credere alla complementarità, forse è perché la procreazione è un fenomeno così importante per la specie. Siamo mammiferi e infatti tutta la nostra vita, la nostra società, la nostra cultura, sono condizionate dal fenomeno della riproduzione della specie. Una riproduzione particolarmente laboriosa, che non ha nulla a che vedere con quella delle piante o di altri animali. E questa funzione, in sé banale, che corrisponde ad una precisa attività fisiologica, ha avuto enormi conseguenze. Ma, s’intende, siamo liberi di non di procreare. Qualsiasi siano le imposizioni della società. Il mammifero donna è libero non di sposarsi, di non riprodursi, di non integrarsi… Naturalmente, è libero morire di fame, di solitudine, di marginalità… Nessuna società, finora, ha reso la procreazione obbligatoria. Nessuno vi suona il campanello di casa minacciando: “Cara signora, lei non ha procreato e perciò la mettiamo in prigione”. No… (ride). In modo molto più sottile ti lasciano libera di morire lentamente, fuori degli schemi sociali.

–       Ma non credi che tutte le donne, in qualsiasi caso, muoiano? Anche e soprattutto quelle che procreano, che la società “protegge”? [fine p.86]
–       Ovviamente. Ma quello che mi interessa è la morte della parte femminile di ogni persona. Quella che subisce, soffre e non lo sa. La parte vitale e vulnerabile. Dal mio studio non verrà fuori nessuna risposta… Ma forse avrò suscitato un po’ d’attenzione. Ecco… l’attenzione. Basta cominciare, poi due, tre, quattro persone si daranno il cambio… E un giorno nascerà un piccolo ramo della conoscenza! (ride).

–       Un nuovo modo d’essere al mondo?
–       Sì, ma questo non sarà domani. Prima ne ero dispiaciuta. Ora non più. Questione d’età certamente. Tutto è assurdo in questo mondo. E si sarebbe potuto evitare. Ma non si è fatto. Perché?

–       Vedi degli elementi che hanno contribuito a questa prevaricazione?
–       Se gli uomini non si sono occupati della loro parte femminile, è perché gli sembrava pericolosa. Se ne sono difesi, o quanto meno hanno voluto ignorarla. Basta vedere quello che rimproverano alle donne come tipicamente “femminile”: i pianti, le isterie, le pazzie, i nervi, le lamentele, i cambiamenti d’umore, ecc… Loro stessi non accettano di lasciarsi andare ai loro affetti. Ciò nuocerebbe alla loro carriera, al loro tentativo di dominazione, ecc… Riconoscere in sé una vulnerabilità è riconoscerla agli altri. E’ ammettere che attorno a sé si possano creare danni. Però questi danni non sono visibili. Se lo fossero, si potrebbero punire gli autori. Ma per questo tipo di danneggiamenti non ci sono sanzioni. Quindi ciascuno cerca di ignorare [p. fine p.87] i danni inflitti e quelli subiti inventandosi soddisfazioni fittizie, felicità fittizie, proiettandosi all’esterno. D’altronde, l’uomo procrea all’esterno. Espelle il suo seme, lo “im-mette”. Tutto quello che avviene all’interno è di essenza femminile.

–       Se c’è un futuro, allora consiste in questa attenzione alla parte femminile dell’essere?
–       Sì, a questa vita intesa non come fenomeno biologico, ma come compagna (ride) che ci è stata data alla nascita per esserci tolta alla morte. Alla vita come elemento portante della nostra vita. In realtà sono questi i problemi che dovranno interessare le femministe quando avranno risolto quello dell’aborto, della coesistenza con i loro partner maschili, ecc.

 III

–       La scrittura quindi ti aiuta a scoprire i tuoi territori?
–       Sì. E mi aiuta soprattutto a scoprirli. A occuparli. Indubbiamente.

–       Come può un discorso femminile trattare una cosa che non è mai stata esaminata, in una lingua che non gli appartiene?
–       Non mi sento alienata nella lingua di cui mi servo. Ma posso dire che mi mancano dei termini. Mi mancano punti di riferimento: non so come parlare se voglio parlare di ciò che m’interessa. [fine p.88]

–       Einstein deve avere avuto problemi simili nel suo settore: trovare le parole!
–       Assolutamente. Ha dovuto inventare. Al momento dobbiamo utilizzare dei termini esistenti per dire cose mai dette, nel cercare quelle nuove. Ma non ci tengo affatto ad inventare il mio “dialetto”. Una minoranza o una categoria oppressa che, attraverso un processo chiamato storico, riesce ad uscire dalla subalternità, si trova un po’ nella stessa situazione di un popolo africano… è naturale che  rivendichi le sue origini, che voglia ritrovare il suo dialetto tribale. Per me questo non significa niente. Ho imparato tutto nella lingua che parlo. Sono nella posizione di potere dire “la mia vera lingua mi è stata sottratta”. Io la uso questa lingua, uso i prodotti di questa cultura. Io stessa sono il prodotto di questa cultura.

–       Ma tu la sovverti.
–       Questa lingua, l’unica che conosca, mi diverte, la possiedo, la utilizzo. Non saprei cosa fare di una lingua diversa. E inoltre, ancor prima di questo problema ce n’è un altro: io, ormai, sono il risultato di questa cultura. La lingua esistente la uso quindi per dire quello che posso dire “oggi”, cioè hic et nunc, contro questa cultura, contro questa lingua.

–       Sì, a dire il vero tu lo fai così bene che mini dall’interno la lingua spingendola alle sue estreme conseguenze logiche e razionali… per dimostrarne l’irrazionalità.
–       All’inizio, la lingua è solo una convenzione. Non è [fine p.89] ancora stata caricata di nulla. La parola “sedia” significa “sedia” per tutti e non deve essere confusa con la parola “tavolo”.  Si dà il caso che questa lingua possa anche aiutarmi a spiegare la condizione femminile. Non ho nessun problema ad accettare che si chiami “uomo” l’uomo e “donna” la donna. Altrimenti in quale deserto crescerei?

–       Tuttavia, ti impadronisci delle parole del dizionario, inverti, sovverti e riesci a dare valore di prova, quasi enciclopedica, al risultato!
–       Ma sì, certo. Non c’è bisogno di essere femminista per arrivare a questo risultato. Qualunque essere asessuato e onesto che parli correntemente una lingua non può che essere disturbato dai significati che hanno assunto i suoi termini. Significati sociali, costrittivi, da colonizzatori. Molte parole riflettono il peggio della cultura, dell’asservimento. Sì, quest’atteggiamento verso la lingua l’avrei anche se fossi un uomo. Per scrivere il mio dizionario non sono dovuta partire dall’indignazione femminista, non è necessario. Volgere al ridicolo le definizioni del dizionario non è un’impresa difficile. Chiunque potrebbe farlo. Ma è ovvio che, essendo donna, devo farlo, è una necessità.

–       Il logocentrismo come luogo fondatore del fallo-centrismo?
–       Credo che all’inizio i diversi redattori dei dizionari fossero in buona fede. Le loro definizioni riflettevano la situazione culturale del tempo. Via via, questi dizionari sono stati aggiornati a seconda [fine p.90] delle conoscenze. Che le parole siano imbevute di patriarcalismo e di anti-femminismo, va da sé! … Perché avrebbero dovuto farsi delle domande?

–       Un certo Stuart Mill, ha comunque scritto un libriccino[4] che poteva condurre alla riflessione E altri, prima e dopo di lui
–       Quando un uomo si interroga perché ha dei dubbi (e in effetti questo deve succedere a ogni uomo), apre il dizionario e immediatamente si rassicura. Si trova in un certo qual modo confortato, confermato nel suo essere. Ma i vari enciclopedisti sono stati sempre convinti di essere nel giusto. Dopo tutto, la redazione o la revisione di un dizionario sono lavori su commissione, fatti a richiesta e pagati. Chi li paga? La società, la comunità… Come per gli uomini di scienza oggi…

–       La comunità è monosessuata  e uomo-sessuale[5].
–       Le donne dovevano protestare, intervenire… Sì, lo so, le streghe sono state bruciate, Olympe di Gouges ghigliottinata; ma anche Giordano Bruno e Galileo… Si tratta sempre di un regolamento di conti tra la categoria dei garantiti, degli abbienti legislatori e quella delle persone libere, intelligenti, che provano a formulare opinioni diverse da quelle correnti… E’ l’assenza di antagonismo, di ribellione da parte delle donne che ha permesso agli uomini di diventare autoritari e di dettare legge. Tacendo, le donne hanno dato al fare maschile una spinta incontrollabile: hanno liberato il peggio. D’altronde si sa, stare zitti vuol dire acconsentire agli estremismi… [fine p.91] Ma in compenso tacendo, lasciando scatenare l’oppressione contro di loro, le donne hanno sviluppato qualità speciali. L’avere pensato, sopportato e capito per secoli è quello che permette oggi alle donne di essere quelle che sono.

–       E’ un prezzo molto alto…
–       D’accordo, ma la Storia esiste, io non la discuto. Almeno, di tutte le guerre, avremo evitato quella dei sessi… Che in realtà non è stata evitata perché la troviamo, puntuale e mortale, nella  coppia eterosessuale, nella famiglia, indipendentemente dall’aspetto che assume e quale che ne sia l’esito, poiché è certo che anche nell’intimità si subiscono le pressioni dei ruoli cari alla società ed alla cultura patriarcale, ruoli che si finisce per portare dentro di sé, per incontrarli ad ogni passo. Quando si fanno uscire dalla porta, rientrano dalla finestra. Ormai in fondo non siamo più delle persone ma dei “prodotti”. Personalmente, risolvo il problema disertando questi “luoghi obbligati” del conflitto, le istituzioni; evidentemente non ho la vocazione… per condurre una battaglia che sinceramente mi sembra inutile o comunque sempre truccata, falsata alla partenza e che da millenni si svolge ad armi impari. Anche il mio migliore amico sospetto che come partner sarebbe insopportabile. C’è un proverbio che dice: “con i lupi, bisogna ululare”[6] Non sono di questa opinione. Quando incontro un lupo, so che è un lupo. Se entro in relazione con lui è senza perdere [fine p.92] di vista quello che è. E gli comunico che non mi comporterò come lui.

–       E‘ già una posizione ultra-cosciente.
–       Segnalo che non mangerò conigli crudi, che dormirò in un letto, ecc. poiché anche i proverbi appartengono alla cultura maschile. Ed io, perché mi dovrei comportare secondo gli schemi della cultura maschile? Questa cultura, sono costretta ad accettarla e l’accetto poiché mi ha costituita, ma ciò non mi impedisce affatto di entrare in una relazione di “challenge” con essa. Come si dice?

–       Sfida.
–       Sì. E dico: se pretendi questo, io pretendo quello. E mi servo della mia arma come avrei sempre voluto che un uomo si servisse della sua, a titolo individuale e non conferendosi  una qualche investitura divina. Detto questo, comprendo (ma non approvo) l’estremismo delle femministe che si ribellano. Gli uomini dovrebbero coprirsi la testa di cenere, farsi piccoli e ascoltare tutte le esagerazioni, tutte le insopportabili accuse e le domande che rivolgono loro le donne. Se lo sono voluto. Quando sarà finita, si saprà cosa è un uomo, cosa è una donna! Perché se c’è un genere che mi è estraneo, quello è il genere maschile. Capisco meglio una formica! Lo trovo troppo determinato, tradizionalista, triste, sì, alla fine, triste, fedele ad abitudini reazionarie… Perso in automatismi, credenze sulle quali egli non si interroga mai. No, non è interessante. Non è neppure [fine p.93] veramente attento (alle donne), non è capace di vivere una vita individuale, è sempre suscettibile d’identificazione con… una qualunque immagine letteraria o storica… E’ “l’amministratore” per eccellenza… e lo ha dimostrato bene. [fine p.94]


 

Note alla traduzione
[1] Alice Ceresa non porterà a termine questo progetto. Vedi Rosanna Fiocchetto, 2002, “Alice Ceresa: l’orrore della normalità”, in Fuorispazio; online anche sul sito CulturaGay allo http://www.culturagay.it/cg/biografia.php?id=202 Segnaliamo anche :
– la relativa voce su Wikipedia
– il saggio su La figlia prodiga scritto da Teresa de Lauretis, 1996, “Figlie prodighe (breve saggio su Alice Ceresa)”, in DWF, n. 2/3
– un file audio con la sua voce
– un esempio della sua calligrafia qui
– un articolo estremamente informativo
– il necrologio scritto da Dacia Maraini
– il fondo Alice Ceresa conservato a Berna
– un articolo di Adriana Perrotta Rabissi
[2] Nell’originale: un ouvrage de “diversion”
[3] Le parole sensibilité e sensitivité sono state rese con sensibilità e sensitività mantenendo la distinzione esistente nell’originale
[4] Si riferisce probabilmente al saggio «The Subjection of Women»
[5] “Homosexuelle” in francese significa omosessuale, “homme” significa uomo; il gioco di parole hom-mosexuelle vuole dare l’idea di una società basata sullo stretto legame erotico che tutti gli uomini hanno tra di loro. Il neologismo, a volte reso in italiano con ”(u)omosessuale”, era stato usato da Luce Irigaray e poi da Jacques Lacan.
[6] «Quand on va avec le loups, il faut hurler avec les loups» è un proverbio francese usato per dire che quando si è in compagnia di altre persone ci si deve conformare a ciò che gli altri fanno, adattandosi all’atteggiamento della maggioranza.

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LINK ESTERNI:

http://www.culturagay.it/cg/biografia.php?id=202

 


http://www.leswiki.it/repository/testi/voix/1977causse-ceresa.doc

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